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rappel important: les questions et réponses sont à relire dans un contexte évoqué par un rétrolien en bas de paragraphe
7 juin 2010 Le Monde
Jean-Michel_Lucas: Sur ces dix ans, voyez-vous une quelconque corrélation entre l'évolution des taux de participation aux élections et l'évolution de la parité ? Qu'en est-il par ailleurs du lien entre le taux de présence des élus à leur siège et parité ?
Elisabeth Guigou : Globalement, les femmes sont beaucoup plus assidues à l'Assemblée nationale et dans leur mandat en général. C'est un fait. Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas d'hommes qui sont très présents, mais globalement, les femmes le sont davantage. Et je pense qu'il y a beaucoup plus de femmes qui plaident pour le non-cumul des mandats. Aujourd'hui, au PS, ce sont des femmes qui mènent ce combat.
Le non-cumul est la condition, le préalable absolu de réalisation et de la parité, et de la diversité, et du renouvellement en général, et de la revalorisation du rôle du Parlement, d'ailleurs. Et je pense que cela peut même être un argument électoral formidable. Les Français ont bien compris qu'ils auraient avantage à avoir des élus qui s'occupent d'un seul mandat. Ce peut donc être un atout électoral.
Chat modéré par Anne Chemin et Pascal Galinier
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9 mars 2010 Le Monde
Jean-Michel_Lucas : Quelles sont vos propositions pour défendre les quartiers difficiles en Haute-Normandie (Europe à Pont-Audemer ou Boutardes à Vernon) ?Hervé Morin : En Haute-Normandie comme ailleurs, la question de l'égalité des chances reste une question entière. Dans le cadre de mes déplacements à travers la France, j'effectue des tables-rondes sur un certain nombre de sujets, dont celui-ci. Redonner de l'espoir dans ces quartiers passe par une solution "globale" : aménagement urbain, bien entendu, mais aussi et surtout accompagnement des familles. Il n'y a pas des quartiers difficiles, mais il y a des familles avec des problématiques particulières. Il faut donc un travail collectif des acteurs sociaux, des associations, du milieu scolaire permettant d'appréhender chaque moment de la vie. Par exemple, cela passe par l'apprentissage du français pour les familles qui arrivent, l'accompagnement de l'intégration des femmes, le suivi des jeunes à la sortie de l'école, l'orientation scolaire, la prise en charge des cas difficiles, etc. C'est la somme de ces problématiques qui font que les quartiers sont difficiles. Je vous invite à aller voir, par exemple, à Orléans-LaSource où, grâce à une action générale, la délinquance a baissé de 80 % sans mettre un képi de plus...
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Chat modéré par Samuel Laurent
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15 février 2010 Le Monde
Jean-Michel_Lucas : Sur quels arrondissements ou départements doit-on d'abord investir en termes d'infrastructures à énergie solaire ? Quelles sont les usines photo-voltaïques en cours de réalisation en Ile-de-France ?
Chantal Jouanno : Pour installer des panneaux solaires, la priorité est de le faire sur les toits, surtout pas au sol. On peut les installer sur tous les toits plats, et sur toutes les constructions nouvelles. Pour le conseil régional, la priorité est de les installer sur les lycées. On peut aussi le faire sur les logements sociaux, avec un système où les locataires peuvent partager le bénéfice de ces panneaux. Il n'y a pas, à ma connaissance, d'usine de fabrication de panneaux en Ile-de-France. Par contre, nous sommes le premier pôle de recherche avec la région Rhône-Alpes, et nous disposons d'un nombre conséquent d'installateurs. Toute l'Ile-de-France peut accueillir des panneaux solaires. Nous bénéficions d'un ensoleillement correct. Simplement, pour information, il y a trois fois plus de panneaux solaires en Bretagne qu'en Ile-de-France, ce n'est pas normal.
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Chat modéré par Eric Nunès
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1er juillet 2009 Le Monde
Jean-Michel_Lucas: Quelles sont les pratiques contemporaines en termes d'emprunt d'Etat face aux crises, et quelles en sont les conséquences pratiques sur les économies ? Pierre-Cyrille Hautcœur : Les Etats, en général, recourent à l'emprunt auprès des marchés financiers. Le type d'emprunt national tel qu'on envisage de l'organiser en France a à peu près disparu dans les pays développés, parce que c'est une pratique plus politique que financière, et très coûteuse. Les conséquences sur l'économie de l'endettement public, en général, consistent surtout à reporter une partie du financement sur les générations futures, et donc de reporter des transferts entre les contribuables, qui devront payer plus d'impôts. Les rentiers, eux, recevront les intérêts sur cette dette.
L'histoire montre que l'on peut avoir un niveau de dette publique très élevé. Même si généralement les très forts endettements ont été le résultat de guerres, et que l'on a rarement atteint des déficits publics aussi importants en période de paix.
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8 juin 2009 Le Monde
Jean-Michel_Lucas : Quel regard portez-vous sur le film Home ?
Eva Joly : J'étais en campagne électorale et depuis trois semaines je n'ai pas eu un quart d'heure de liberté.
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5 juin 2009 La Tribune
Jean-Michel_Lucas : Faut-il interdire la vente à découvert sur les GreenTech à l'instar de ce qui a été décidé sur les bancaires pendant un moment, pour privilégier une stratégie R&D long terme sur le secteur ? Quelle est votre vision de la notion de régulation pour améliorer l'innovation ?
C'est une question très intéressante. Je ne me limiterais pas au secteur des Green tech.
Nous sommes de farouches opposants à la vente à découvert sur les marchés qui occasionne une très forte volatilité et encourage des comportements purement spéculatifs sans lien avec la mission originelle de la Bourse. Celle-ci se doit d’être au service de l'économie et des entreprises. Pour Champlain, c'est le sens qui crée la performance et non l'inverse.
Jean-Michel_Lucas : Quelles sont vos décisions d'investissement local (Europe)? Votre collecte est-elle positive sur H2'08 ?
Nous privilégions les acteurs de bas de chaîne Green Utilities (les producteurs d'énergies vertes) pour le secteur du renouvelable. Exemples : Iberdrola renouvelable, acciona (Espagne), EDPR (Portugal), Aerowatt (France).
Les acteurs présentant des contrats garantis dans le secteur de l'eau. Exemples : ACEA, distributeur de l'eau de la ville de Rome ou SEVERN TRENT au Royaume-Uni. Concernant la collecte sur le premier semestre, nous sommes en collecte nette positive de 15 millions d'euros après la forte décollecte de 2008.
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2 juin 2009 Le Monde
Jean-Michel_Lucas: Que pensez-vous de l'idée d'un vote obligatoire pour améliorer sensiblement le taux de participation, notamment en France ?
Xavier Bertrand : C'est une idée qui rejaillit à chaque fois qu'il y a une abstention importante prévue. Je pense à d'autres élections intermédiaires. Moi, je pense qu'il faut savoir donner envie de voter plus qu'obliger à voter.
Je crois que concernant l'abstention, tous les partis politiques ont à assumer aujourd'hui leur position passée sur l'Europe. Tout ce qui apparaît comme négatif, toutes les mauvaises nouvelles ont souvent été attribuées à l'Europe, et les bonnes nouvelles, rarement ou jamais.
Il ne faut pas s'étonner qu'aujourd'hui nous ayons plus de difficultés à intéresser à la question européenne.
Jean-Michel_Lucas: Le principe de la préférence communautaire est-il, selon vous, assez répandu chez les eurodéputés ?
Xavier Bertrand : Il peut l'être plus, et c'est l'un des engagements des députés de la majorité présidentielle. Ce qui veut dire aussi avoir une attitude ferme sur la question, par exemple, de l'OMC. C'est-à-dire que s'il n'y a pas un accord qui soit pour les Européens un bon accord, on n'est vraiment pas obligés de signer.
Deuxièmement, l'Europe a le droit aussi de se protéger vis-à-vis de pays qui ne respectent aucune norme environnementale ou sociale. Pour moi, la préférence communautaire a du sens.
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29 mai 2009 Le Monde
Jean-Michel_Lucas : Voulez-vous dénoncer ou décrire ? Comment considérez-vous le rapport au pouvoir du narrateur de non-fiction ? Concrètement, vous êtes-vous frotté aux autorités ?
Philippe Vasset : Clairement, mon objectif est de décrire. Je m'efforce d'utiliser le moins d'adjectifs possible pour qualifier ce que je raconte. Si la description est bien faite, les faits saillants émergent d'eux-mêmes sans qu'on ait besoin de les souligner par des dénonciations, souvent très lourdes.
29 mai 2009 Le Monde
Jean-Michel_Lucas : Le mot censure a-t-il encore un sens ? Quel système de valeurs vous gouverne avant de publier (sur du papier ou sur Internet) ?
Philippe Vasset : Dans mon activité littéraire, je publie ce que je peux étayer. C'est le seul régime qui gouverne mes choix.
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29 mai 2009 La Tribune
Jean-Michel_Lucas : Quelles sont vos propositions en termes de préférence communautaire ?
Benoît Hamon : Je pense que l'Union européenne doit utiliser les moyens que lui donnent les traités pour lutter contre le dumping social, environnemental et fiscal de pays tiers. Pour cela, elle dispose d'un instrument, le tarif extérieur commun, qui doit être activé chaque fois que nos marchés sont envahis par des biens ou services, produits dans des conditions ou dans un environnement social inacceptables.
Je pense que l'Union européenne doit, en outre, relancer de grands programmes industriels adossés à l'intervention publique des Etats membres. Le "mérite" de la crise est qu'elle a démontré l'absurdité des politiques de concurrence, quand elles sont un obstacle à l'intervention des Etats pour sauvegarder le système bancaire ou relancer la production industrielle...
29 mai 2009 La Tribune
Jean-Michel_Lucas : Selon vous, quel est le ratio des lois nationales d'inspiration européenne (on parle de 20 à 40 %)? Comment comptez-vous faire évoluer ce chiffre ?
Benoît Hamon : Chaque année, 60 à 70% de la législation française relève d'une transposition de textes européens...
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28 mai 2009 Le Monde
Jean-Michel Lucas : Quels sont vos outils de travail ?
Siri Hustvedt : Pour commencer, il me faut de la tranquillité, de la solitude, et une ouverture envers des processus de l'inconscient. C'est ce que j'appelle jouer ou danser. Ce que je peux dire, c'est qu'aucun écrivain ne peut écrire sans avoir beaucoup lu. Et l'écriture est une réponse à tout ce qu'on a pu intégrer à travers de nombreuses lectures au cours du temps. Un écrivain ne peut pas écrire sans avoir lu beaucoup de livres. Même s'il y en a, parmi ces livres, qu'il a oubliés. Il y a une mémoire explicite où l'on se souvient de ce qu'on a lu et on peut l'exprimer. Moi, je parlais plutôt d'une mémoire implicite où ces livres sont présents dans notre mémoire. La psychanalyse est une discipline qui sert à interpréter des processus de l'inconscient.
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26 mai 2009 La Tribune
Jean-Michel_Lucas : La consommation des ménages continue de résister en France. Est-ce une bonne nouvelle pour l'environnement ?
Corinne Lepage : Tout dépend du type de consommation. La société du tout jetable n'est évidemment pas une bonne nouvelle pour l'environnement. Mais si la consommation se dirige sur des produits de longue durée, sur de la réparation, sur de l'entretien, sur de l'investissement dans des économies d'énergie, des voitures propres, la situation est différente.
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Jean-Michel_Lucas_1 : Quels sont vos chemins de bataille pour préserver l'indépendance énergétique du bloc Europe ? N'est-ce pas là un de nos points forts ?
Nicolas Dupont-Aignan : C'était un de nos points forts. La première des choses à faire serait d'arrêter la libéralisation du marché de l'électricité et du gaz, qui affaiblit nos champions énergétiques. C'est pourquoi je me suis opposé de toutes mes forces au démantèlement d'EDF-GDF. Je suis convaincu, comme beaucoup d'experts, que l'électricité doit rester un bien public. De même, je suis partisan d'une prise de participation de l'Etat français dans la société Total, qui se croit tout permis et est devenue une puissance dans l'Etat. Enfin, il faut bien sûr coordonner nos achats entre pays européens, notamment avec Gazprom, et ne pas laisser le simple jeu du marché s'emparer de l'Europe de l'énergie.
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avril 2009 Le Monde
Jean-Michel_Lucas : Quelles sont vos propositions relatives à la stratégie d'autonomie énergétique européenne ?
Catherine Trautmann : La stratégie européenne repose sur trois orientations : la première, c'est de développer des réseaux d'énergie en Europe ; deuxièmement, développer les énergies propres et les énergies renouvelables ; troisième dimension : la recherche, notamment par rapport à toutes les méthodes de gestion intelligente de l'énergie. Il faut produire de l'énergie sans CO2. Pour ma part, je considère que pendant un certain temps le recours au nucléaire reste utile, mais il faut accélérer le recours aux autres énergies renouvelables.
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21 avril 2009
Jean-Michel_Lucas : En acceptant ce chat, ne contribuez-vous pas à l'augmentation collective des effets induits par les ondes puisque bon nombre d'utilisateurs connectés se servent du Wi-Fi ?
Michèle Rivasi : J'utilise beaucoup Internet, mais sans Wi-Fi. Je suis câblée à la maison. Et je fais tout au niveau de ma ville pour que les écoles soient câblées et qu'on n'encourage pas le Wi-Fi. Je m'inspire de ce qui se fait en Allemagne et en Autriche, les deux pays européens en pointe sur le sujet. Merci à tous et pour de plus amples informations, essayez de trouver le livre Survivre au téléphone mobile et aux réseaux sans fil.
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Chat modéré par Olivier Dumons
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25 février 2009
Jean-Michel_Lucas : Quelles seront vos implications personnelles pour le "combat" des élections européennes ?
Jean-Pierre Mignard : Il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus, car ce sont globalement les trente premières places qui sont décisives. D'autre part, le scrutin régional n'a pas forcément facilité les choses, ce qui fait qu'on assiste à des tours de France de candidats déplacés d'une région dans une autre, ce qui contredit la volonté de régionaliser, c'est-à-dire d'ancrer les candidats aux élections européennes dans des territoires déterminés. La vérité est que tout cela est assez peu lisible. Il va donc falloir par la dynamique du projet faire oublier l'opacité ici ou là des désignations. Pour Désirs d'avenir, nous soutiendrons de toutes nos forces les listes socialistes.
http://www.lemonde.fr/politique/chat/2009/02/25/le-royalisme-est-il-soluble-dans-le-parti-socialiste_1160110_823448_1.html
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13 mars 2008
Jean-Michel_Lucas : Quelles conséquences plausibles et concrètes aura ce second tour sur le gouvernement ? Quels sont les antécédents en termes de remaniements ministériels "post" municipales ?
Renié Dominique : Quand on parle de remaniement ministériel, cela suppose que la cause de la défaite se trouve dans l'action du gouvernement. Or cette fois-ci, s'il y a un désaveu, c'est principalement à cause du président de la République. Si Nicolas Sarkozy explique aux Français : "je suis impopulaire, donc je change mon gouvernement", cela semblera un peu confus.
http://www.lemonde.fr/municipales-cantonales/chat/2008/03/13/elections-municipales-les-enjeux-du-second-tour_1022687_987706_2.html